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La Fédération forme ses nouveaux dirigeants

La première session de formation des membres du Comité Directeur Fédéral s’est tenue les 20 et 21 janvier 2026 au siège de la Fédération.

La première session de formation des membres du Comité Directeur Fédéral s’est tenue les 20 et 21 janvier 2026 au siège de la Fédération.

« Savoir d’où l’on vient pour comprendre où et comment on y va », tel pourrait être le leitmotiv des deux premiers jours de formation proposés aux membres du Comité Directeur Fédéral élus il y a huit mois au congrès de Lille. La session, qui comportait 15 participants dont 11 nouveaux membres, leur a notamment permis d’appréhender l’histoire et le fonctionnement de la FCE, tout en renforçant leur culture politique pour intervenir sur des sujets de portée nationale et internationale. Grâce à ce premier module, ils ont pu se positionner en tant que dirigeant de la Fédération et comprendre, au travers de la pratique du débat, leur importance dans le processus démocratique de la FCE-CFDT.

Agrémentée de quiz et de nombreux travaux collectifs, la formation a également permis de renforcer le lien entre les membres du CDF et d’appréhender les différents types de prises de décisions collectives qu’ils seront amenés à utiliser dans le cadre de leur fonction.

Il ne leur reste plus désormais qu’à expérimenter les différentes méthodologies apprises au cours des prochains Comités Directeurs Fédéraux avant de tous se retrouver, au mois de juin, pour débriefer les quelques semaines passées, et se frotter à l’exercice du media training.
Mais, avant cela, il nous a semblé important de faire un point d’étape en interrogeant quatre des quinze participants, et d’avoir une première estimation sur le vécu de chacune et chacun vis-à-vis de ce tout nouveau module, mis au goût du jour.

Jean-Pierre Oelschlager, secrétaire général et membre de CDF du Syndicat Chimie Énergie Ain Deux Savoie ; Carole Fruit, secrétaire générale et membre de CDF du Syndicat Chimie Énergie Dauphiné Vivarais ; Carine Voirin, membre de CDF du Syndicat Chimie Énergie Franche-Comté et Florian Baratte, membre de CDF du Syndicat Chimie Énergie Ile-de-France ont bien voulu se prêter au jeu.
Maintenant, laissons-leur la parole…

MAG FCE : Pour quelle raison as-tu décidé de t’inscrire à cette formation ?
Jean-Pierre : C’était l’occasion de faire une mise à jour de mes connaissances. J’avais déjà suivi la formation dans sa première version, il n’y a pas très longtemps, mais là d’avoir quelque chose de différent, ça m’a vraiment aidé à mettre à jour mes connaissances du CDF… et c’est vraiment très bien.
Carine : Au-delà du fait qu’il soit obligatoire de se former à son mandat, je m’y suis inscrite parce que la fonction de membre de CDF est nouvelle pour moi et que j’avais besoin de bien appréhender mes missions. Et, pour l’instant, ce que nous avons vu m’a vraiment éclairée sur la question. Quant à l’obligation d’y aller, finalement, je ne regrette pas, car ces deux premières journées sont vraiment très intéressantes.

MAG FCE : En tant que membre de CDF, est-ce que cette formation est un plus pour ton mandat ?
Carole : Oui, parce qu’elle permet de donner un cadre aux fonctions du dernier congrès, parce qu’on l’a tous vu, il y avait un certain flottement. Je pense que, justement, aujourd’hui, on a besoin d’avoir un cadre sur ce que l’on doit faire au CDF, comment on doit le faire, comment on doit travailler, on a besoin d’avoir des clés pour mener à bien ce mandat. Donc, c’est très positif.
Florian : Oui, cette formation est un véritable plus, parce que, quand on est, comme moi, un jeune élu au CDF, ça permet de comprendre, de mieux anticiper les principes de fonctionnement, de voir comment on travaille ensemble. Ça permet, aussi, de découvrir d’autres personnes que l’on ne connaît pas, et de mieux appréhender son rôle.

MAG FCE : Contrairement à certaines formations qui s’adressent à un public spécifique, celle-ci est ouverte aussi bien aux anciens qu’aux nouveaux élus. Selon toi, ce mélange est plutôt positif ou plutôt négatif ?
Jean-Pierre : Indéniablement, c’est un plus, parce que ce format permet d’homogénéiser un peu le niveau de tout le monde et surtout de faire connaissance. Moi, qui ne suis ni très ancien ni tout nouveau, j’ai pu rencontrer à la fois des militants élus depuis plus longtemps que moi, mais aussi des nouveaux que je ne connaissais pas forcément très bien.
Carine : Oui, c’est un plus, parce que les plus anciens partagent leurs expériences, et cela nous éclaire sur certaines choses. En même temps, ils se remettent un peu en question parce que les nouveaux, aussi, apportent leurs acquis. C’est très bien, cela forme un beau mélange.
Florian : C’est ce qu’il faut. Déjà, parfois, il y a des anciens, des anciennes qui
redécouvrent des aspects de leur fonction, qui apprennent des choses […] Et puis, le fait qu’ils puissent partager avec le groupe crée une meilleure compréhension commune, en mettant en lumière des événements que l’on ne connaissait pas, d’avoir l’histoire de la FCE que beaucoup d’entre nous ne maîtrisent pas forcément. Sans oublier les moments d’équipe, de jeu qui rendent le rythme de cette formation très vivant.

MAG FCE : À la fin de ce premier module, est-ce que certaines de tes questions sont restées sans réponse ?
Carine : Pas vraiment, même si j’aimerais bien qu’au sein du CDF tout se dise vraiment franchement. Pour ne pas donner l’impression que l’on fait de l’entre-soi et que l’on est éloigné de ce que vivent les salariés. Parce que, pour moi, je suis là pour représenter les
adhérents. J’ai l’impression qu’il y a un petit fossé entre ce qui se passe au CDF et la réalité que vivent les adhérents que je rencontre. Peut-être que je changerai d’avis, mais peut-être aussi que cette question mériterait d’être évoquée, expliquée en formation. Pour moi, le but serait de coller au plus près des réalités, et qu’on nous donne des exemples concrets.
Carole : J’attends effectivement – mais ce sera sûrement dans la prochaine session – que l’on nous donne des informations sur comment on doit construire nos interventions, et tout ce qui touche au contact avec les médias. Je pense que ça va être très intéressant et très important parce qu’on n’est pas du tout formés aux médias.
Florian : Non, pas vraiment. L’avantage, c’est qu’on peut tout aborder, se poser des questions, soit on y répond collectivement, soit on y répond avec les formateurs. Ce qui est intéressant, c’est que ce n’est que du partage, de la collaboration, ce qui fait qu’aucune question ne reste sans réponse, ce qui permet de bien comprendre quel est notre rôle, comment nos décisions peuvent influer sur la suite, à quel niveau, à quel endroit, et c’est tout cet ensemble qui est très intéressant.

MAG FCE : Tu avais déjà suivi cette formation dans sa mouture initiale. Aujourd’hui, à la fin de la première session de cette seconde version, comment vois-tu les choses ?
Jean-Pierre : Ce n’est pas du tout la même formation. J’ai l’impression qu’elle est plus utile aujourd’hui, qu’elle va plus en profondeur sur ce que l’on attend de nous.
Carole : Je n’avais suivi qu’une partie, mais je vois quand même la différence. Là, je constate que l’on est beaucoup plus dans la pratique, il y a quelque chose de beaucoup plus proche de ce que l’on a à faire, du positionnement à avoir.
À la question, « Est-ce que tu conseillerais aux membres de CDF et aux secrétaires généraux de syndicat de suivre cette formation ? », la réponse a été unanime : « Oui, à 200 % ! »

MAG FCE : Merci à Carole, Carine, Jean-Pierre et Florian d’avoir partagé avec nous leurs impressions sur ce début de formation, et rendez-vous, peut-être avec d’autres participants, les 2 et 3 juin prochains, pour nous livrer leurs ressentis sur la conclusion de ce chapitre politico-fédéral.

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