Le 20 janvier, plus de 300 délégués syndicaux et responsables CFDT venus des Hauts-de-France ont fait entendre la voix des salarié(e)s de l’industrie sur le parvis de Bercy. Une démonstration de force, de détermination et de solidarité face aux attaques qui frappent nos emplois, nos conditions de travail, et l’avenir industriel du pays.
Ce n’était pas une simple présence, c’était une affirmation collective. Une réponse à celles et ceux qui ferment les yeux quand les emplois disparaissent, quand les plans sociaux se multiplient et quand les directions privilégient les profits à court terme au détriment des vies des salarié(e)s. Nos camarades ch’tis comme nous les nommons avec fierté ont rappelé que le syndicalisme CFDT n’est pas une posture, mais une lutte quotidienne, courageuse, concrète.
Dans un contexte où l’industrie française subit des restructurations brutales, où les stratégies de réduction des coûts s’accompagnent trop souvent de suppressions d’emplois ou de délocalisations, la mobilisation du 20 janvier a mis en lumière une évidence : la FCE-CFDT est prête à se battre pour chaque usine, chaque emploi industriel sur notre territoire.
Pour nos camarades des Hauts-de-France, qui affrontent depuis des mois l’incertitude, les fermetures annoncées et la pression constante sur les conditions de travail, cette rencontre à Paris a été un moment d’intensité et d’unité. Ils ont porté haut les voix de ceux et celles qui voient leurs métiers transformés sans garantie d’avenir, de ceux et celles qui veulent produire sur leurs territoires. Ils ont rappelé que l’industrie n’est pas un vestige, elle est au cœur de l’avenir social et économique de notre pays, et que ses salarié(e)s ont droit au respect, à un emploi stable et à une juste rémunération.
Nous ne pouvons accepter que la pression sur l’emploi industriel reste une fatalité. Il faut une politique industrielle ambitieuse, soutenue par un vrai dialogue social et des engagements fermes des pouvoirs publics et des employeurs. La FCE-CFDT le réclame depuis des années, en demandant des investissements durables, des engagements de maintien et de création d’emplois, un accompagnement réel des salarié(e)s touché(e)s par des transformations profondes.
La mobilisation des délégué(e)s du 20 janvier doit servir de point d’appui pour élargir encore la mobilisation dans toutes les entreprises industrielles : plus d’adhérents engagés, plus d’actions coordonnées, plus de pression sur les décideurs économiques et politiques. Ce que nous voulons, ce n’est pas seulement préserver ce qui existe, mais faire progresser les conditions de travail, garantir des perspectives dignes et assurer une industrie capable de relever les défis d’aujourd’hui et de demain.

À toutes et tous, adhérent(e)s FCE-CFDT, notre force tient à notre capacité à nous organiser, à converger nos luttes, à parler d’une seule voix dans chaque bassin industriel. Dans les Hauts-de-France, comme partout ailleurs, chaque syndiqué(e), chaque élu(e) doit continuer à porter l’exigence d’un avenir industriel protecteur d’emplois, de savoir-faire, de justice sociale.
La mobilisation du 20 janvier est un signal fort : nous sommes là, nous comptons, nous ne lâcherons rien tant que les salariés ne seront pas entendus, soutenus, et respectés. Le combat continue – ensemble et déterminés, engagés pour l’avenir !
Lors de cette mobilisation, nous avons rencontré le ministre délégué à l’industrie pour lui exposer nos revendications CFDT. Nous attendons des actes forts de sa part.






