Sous l’impulsion de David Nicolay (délégué syndical central) et de Benoît Dal Ferro (chargé de mission à la Fédération), un accord particulièrement innovant sur l’intelligence artificielle vient d’être signé dans l’entreprise de plasturgie Albéa.
La première victoire obtenue par la CFDT réside dans le principe du contrôle humain effectif. Avec cet accord, aucune décision impactant la carrière d’un salarié ne pourra reposer exclusivement sur un traitement automatisé, et un humain devra réellement intervenir et garder le dernier mot.
Autre innovation majeure, la création d’un registre des systèmes d’IA qui permet d’imposer la transparence sur la finalité des outils et de donner des moyens aux élus du CSE pour exercer leur droit de regard.
L’accord intègre également le management algorithmique, en reprenant la définition du Parlement européen. Sont ainsi couverts, non seulement les outils de productivité, mais aussi les systèmes de supervision et d’évaluation des salariés. Enfin, il instaure un dialogue social continu par l’intermédiaire d’un suivi annuel en commission GEPP, y compris pour les projets non majeurs, évitant ainsi une consultation unique et figée.
Au travers de cette collaboration réussie, la CFDT d’Albéa et la Fédération Chimie Énergie se positionnent en précurseurs sur les questions d’IA, avec la signature d’un accord qui pourra servir de référence dans de nombreuses autres entreprises. Une conférence de presse sera organisée à ce sujet le 25 février 2026 à la Fédération.





