En avril, la direction de Vibracoustic Nantes a annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi à la suite de la délocalisation de la production automobile vers l’Espagne. Cette décision concerne 54 suppressions de postes (43 licenciements) sur un site de 271 salariés à Carquefou, sous-traitant de Stellantis et Renault. Un choc pour les équipes, d’autant que 60% des salariés touchés ont plus de 50 ans, dans un contexte où le retour à l’emploi des seniors reste particulièrement difficile.
Si la direction met en avant des pertes financières pour le site, la CFDT a rappelé que le Groupe Freudenberg, largement bénéficiaire, dispose de réserves conséquentes (2,6Mrd €). Majoritaire à 90%, la section de Stéphane Depagne (DS) avait, dès 2024, alerté sur les risques du projet de réorganisation et refusé un accord de performance collective sans garanties. Appuyés par l’expertise de Syndex, les élus CFDT ont défendu une approche d’anticipation des parcours professionnels, ignorée par la direction.
À l’annonce du PSE, les premières propositions, basées sur un budget jugé indécent, ont été fermement contestées. La mobilisation a permis d’obtenir des avancées significatives : un congé de reclassement allant jusqu’à 15 mois pour les seniors et les salariés en situation de handicap, une indemnisation à 75% du salaire brut, une prime supra-légale conséquente, ainsi que des aides à la formation et à la reconversion. Le budget global du PSE a été porté à 4,5 M€.
Pour la CFDT, cette victoire collective prouve qu’un syndicalisme combatif et responsable peut imposer des mesures respectueuses des salariés.





