Créée en 2023 par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, la Journée mondiale des énergies propres s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux en faveur du climat et de la neutralité carbone. Elle rappelle que l’accès à une énergie propre, fiable et abordable est un enjeu majeur de développement durable, de sécurité énergétique et de cohésion sociale.
En Europe, cette journée trouve un écho direct dans les politiques portées par l’Union européenne : Pacte vert, transition industrielle, sécurisation des chaînes de valeur énergétiques et renforcement de la souveraineté du continent. L’ambition climatique ne peut cependant réussir que si elle s’accompagne d’une stratégie industrielle et sociale à la hauteur.
En France, la transition énergétique s’incarne dans des choix structurants pour le mix énergétique, la planification écologique et l’avenir de filières entières : énergies renouvelables, nucléaire, réseaux, stockage, hydrogène vert. Derrière ces orientations, ce sont des dizaines de milliers d’emplois, des compétences clés et des territoires entiers qui sont concernés.
À l’occasion de cette journée, le débat public se focalise souvent sur les technologies ou les objectifs chiffrés. C’est indispensable, mais insuffisant. La transition énergétique repose avant tout sur les femmes et les hommes qui produisent l’énergie, la transforment, la transportent et la rendent accessible à tous.
Pour la FCE-CFDT, il n’y aura pas d’énergies propres durables, sans investissements majeurs, sans emplois de qualité, sans droits sociaux solides et sans dialogue social effectif. La transition est une transformation profonde de nos modes de consommation, de notre appareil productif, des métiers et des compétences. Elle ne peut pas se faire contre les salariés, ni sans eux.
La FCE-CFDT porte une exigence claire : Anticiper les évolutions industrielles, les besoins en formation, les reconversions professionnelles et les impacts territoriaux. Cela suppose une politique industrielle cohérente, des investissements sécurisés et des décisions construites avec les représentants des travailleurs, car la justice sociale et la justice climatique sont indissociables. On ne peut pas demander aux salariés et aux ménages de supporter seuls l’effort alors que les inégalités se creusent.
En cette Journée mondiale des énergies propres, la FCE-CFDT le rappelle avec force : la transition doit être juste négociée et maîtrisée pour être acceptable, car si le climat a besoin d’actions rapides, les travailleurs ont besoin de perspectives claires !





