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Droit et respect, le combat d’une salariée ordinaire

Il y a huit mois, l’entreprise SFG (Groupe Albéa) de Bernaville recrutait des régleurs galvanoplastes. Aujourd’hui, les salariés de l’usine sont en lutte contre sa fermeture et le licenciement de 68 postes en CDI. Nathalie Herbrecht, dit Pouette-Pouette, fait partie des manifestants qui se battent contre cette décision unilatérale. Après quarante ans de travail sans relâche, avec une atteinte potentielle sur sa santé, qu’elle peine à faire reconnaître, Nathalie, comme nombre de ses collègues, est sur le point de tout perdre. La section CFDT de SFG l’accompagne dans cette ultime épreuve au nom des droits et du respect face à un patron sans scrupules.

Il y a huit mois, l’entreprise SFG (Groupe Albéa) de Bernaville recrutait des régleurs galvanoplastes. Aujourd’hui, les salariés de l’usine sont en lutte contre sa fermeture et le licenciement de 68 postes en CDI. Nathalie Herbrecht, dit Pouette-Pouette, fait partie des manifestants qui se battent contre cette décision unilatérale. Après quarante ans de travail sans relâche, avec une atteinte potentielle sur sa santé, qu’elle peine à faire reconnaître, Nathalie, comme nombre de ses collègues, est sur le point de tout perdre. La section CFDT de SFG l’accompagne dans cette ultime épreuve au nom des droits et du respect face à un patron sans scrupules.

MAG FCE : Nathalie, peux-tu nous présenter ton parcours dans l’entreprise SFG ?
J’ai commencé chez SFG, anciennement Crépin Petit, comme contrôleuse, avant de passer au montage et à la finition, puisqu’au temps de la machine à fréon, les contrôleuses travaillaient également à la finition. J’ai travaillé en horaires de jour, de nuit, en poste matin/après-midi, finalement que du matin, et dernièrement en mi-temps thérapeutique.

MAG FCE : Quel regard portes-tu sur l’évolution de ton entreprise au fil du temps ? à quel moment le climat social s’est-il dégradé ?
Lorsque je suis arrivée, SFG était une société familiale. Nous organisions les pots de fin d’année dans les ateliers, nous touchions de la participation aux bénéfices. Puis, de 2002 à 2009, l’ambiance a commencé à se dégrader, avec des changements de direction, et surtout deux plans sociaux.
En 2019, le service des ressources humaines a été centralisé à Gennevilliers et est devenu inaccessible, la responsable n’ouvrant plus sa porte aux personnes non diplômées qui soudain semblaient sans importance. En 2023, un directeur transitoire a été nommé pour faire un « grand nettoyage », il a d’ailleurs jeté toutes les archives de la boîte à la poubelle. Déjà, à ce moment-là, on craignait pour la fermeture de la boîte. La direction suivante a été plus humaine, mais a été licenciée début 2025. L’annonce des licenciements est tombée comme un coup de massue et a plombé l’ambiance et l’entente entre collègues, qui avait déjà commencé à se dégrader avec les changements de direction et les incertitudes sur l’avenir. Et l’attitude désobligeante du nouveau directeur n’arrange en rien la situation.

MAG FCE : Aujourd’hui, tes collègues et toi avez des craintes pour votre santé ?
Pendant de nombreuses d’années, nous avons travaillé sans séparation entre les lignes de production sur lesquelles se trouvaient des bains de produits chimiques et les ateliers de contrôle et de montage. Malgré la toxicité de ces produits, la direction ne s’est jamais souciée des répercutions que cela pouvait avoir sur notre santé. Il a fallu attendre 2023 pour que des parois soient enfin posées. Je suis souvent allée à l’hôpital pour des allergies aux produits, mais, à ce jour, elles n’ont jamais été reconnues comme professionnelles.

MAG FCE : Quel est le soutien de la CFDT depuis l’annonce de fermeture de votre site ?
La CFDT a toujours été présente lors des différentes mobilisations, et nous a soutenus et accompagnés durant la grève. Les militants CFDT viennent nous rencontrer et nous soutiennent lors de nos manifestations, comme ce fut le cas devant le siège.

MAG FCE : Qu’attendez-vous maintenant de votre employeur ?
Nous attendons qu’il nous respecte et qu’il reconnaisse notre travail passé. Nous voulons également que SFG continue à produire.

MAG FCE : Quel message souhaites-tu passer à tous les salariés qui subissent comme vous le sacrifice de leur emploi sur l’autel d’une rentabilité poussée à l’extrême ?
Je leur dirai de s’encadrer d’un syndicat qui pourra mieux les défendre face aux directions, qu’ils s’encadrent bien d’avocats et de cabinets conseils, aussi.

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