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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Estelle Delaune, secrétaire fédérale en charge du Pole Transformation de la société s’exprime au nom de la FCE-CFDT sur Octobre Rose

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L’IA, OUTIL AU SERVICE DE L’ACTION SYNDICALE ?

L’Intelligence Artificielle s’impose désormais dans tous les champs de la société et dans le monde du travail : recrutement, organisation du travail, gestion des compétences, diffusion de l’information. Elle bouleverse les modes de production, mais aussi les manières d’agir collectivement. Pour la FCE-CFDT, qui place l’accompagnement des salariés et le dialogue social au cœur de son action, l’IA interroge directement l’action syndicale. L’objectif n’est pas de subir cette révolution numérique, mais de l’utiliser comme un levier pour mieux défendre les salariés et renforcer notre attractivité.

Les opportunités sont réelles. Grâce à l’IA, il devient possible d’analyser plus efficacement les conventions collectives, de comparer rapidement des accords, d’identifier des inégalités de traitement et rendre plus accessible un droit souvent jugé complexe. Dans un contexte où les moyens des élus dans les CSE se réduisent, l’IA pourrait surtout représenter un gain de temps précieux avec l’automatisation de certaines tâches administratives en aidant par exemple à rédiger et à synthétiser des documents, à personnaliser les messages selon les publics ou encore analyser les besoins des salariés. Former les élus et mandatés CFDT à ces outils constitue un enjeu majeur, pour qu’ils puissent comprendre et maîtriser l’IA et en tirer pleinement parti dans leurs missions.

Mais les promesses de l’IA ne doivent pas masquer ses risques. Les données entrées dans l’outil y restent et peuvent être réutilisées par l’IA. Il faut donc être très vigilants à ne pas y mettre de données confidentielles.  De plus, derrière la puissance des algorithmes, la perte de proximité avec les salariés ne doit pas être occultée. Si l’IA venait à se placer entre les militants et celles et ceux qu’ils représentent, le lien syndical en sortirait affaibli. Rien ne remplacera jamais l’écoute en face à face, le partage d’expérience et la présence sur le terrain. Croire que les algorithmes pourraient définir, à la place des militants, les priorités ou les revendications est un mirage. Or, la construction de l’action syndicale naît du débat collectif, de l’expression des salariés et de l’expérience du terrain. Déléguer cette responsabilité à un algorithme serait une erreur.

Pour la FCE-CFDT, l’enjeu est donc double : saisir les potentialités de l’IA pour rendre l’action syndicale plus efficace et plus proche des réalités, tout en restant vigilants face aux dérives. La CFDT a toujours su conjuguer modernité et exigence sociale. C’est en gardant ce cap que nous pourrons faire de l’intelligence artificielle non pas une menace, mais un véritable outil au service de l’action syndicale.

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