Nos partenaires

A la une

L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

Video_Estelle_Octobre rose 2026

Estelle Delaune, secrétaire fédérale en charge du Pole Transformation de la société s’exprime au nom de la FCE-CFDT sur Octobre Rose

TROUVEZ LE SYNDICAT LE PLUS PROCHE DE VOUS

Emplois francs

Le dispositif « Emplois Francs » vise à insérer des personnes issues de quartiers difficiles dans le monde du travail. Il a été créé à la suite des émeutes d’Amiens en 2012 mettant en évidence qu’à diplôme, âge et parcours équivalents, il est plus difficile d’accéder à un emploi pour les habitants de certains quartiers. Son principe est de favoriser l’embauche de demandeurs d’emploi venant de zones défavorisées afin de leur permettre d’obtenir un emploi pérenne.

Pour l’emploi en CDI, ou en CDD d’au moins 6 mois, d’une personne en recherche d’emploi habitant un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV*), l’emploi franc permet, aux entreprises ou associations éligibles, de bénéficier d’une prime d’aide à l’embauche pouvant aller jusqu’à 15 000 €. Si l’employeur ne doit pas bénéficier d’une autre aide de l’Etat à l’insertion, à l’accès ou au retour à l’emploi pour recruter en emploi franc, il peut en revanche cumuler le dispositif avec les aides attribuées aux groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) au titre de l’accompagnement personnalisé vers l’emploi des jeunes âgés de 16 à 25 ans et des demandeurs d’emploi âgés de 45 ans recrutés en contrat de professionnalisation.

Le dispositif se veut vertueux. Il entend répondre aux inégalités subit par certains salariés en raison de leur lieu de résidence, et non à la localisation de l’employeur. Il vise également à promouvoir la mobilité par l’inclusion dans l’emploi durable.

Malheureusement, un rapport de la DARES portant sur l’évaluation de l’expérimentation des emplois francs (publié en décembre 2019) rend des conclusions mitigées sur l’efficacité du dispositif dans la lutte contre la discrimination à l’embauche et dans la lutte contre le chômage dans les quartiers prioritaires de la ville. Il pointe notamment le défaut d’information des employeurs concernant l’existence du dispositif et soulève aussi le manque d’information autour de la notion de « quartiers prioritaires de la ville » du côté des recruteurs.

Pour la FCE-CFDT, il est important que les équipes syndicales s’emparent du sujet auprès des employeurs pour que chacun prenne sa part dans l’accompagnement des salariés les plus défavorisés pour un meilleur accès à l’emploi. Le dispositif « Emplois Francs » doit conduire vers des emplois durables de qualité.

À LIRE AUSSI

C’est à l’occasion du CDF du 1er octobre à Bierville que Catherine Nave-Bekhti, secrétaire nationale confédérale, et Gwendal Ropars, secrétaire confédéral du DOF, sont
Send this to a friend