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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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EDF : rigueur annoncée

La rigueur et les 7,5 Mde d’économie sur trois ans annoncées par le nouveau président d'EDF offrent peu de perspectives optimistes en matière d’emploi malgré les promesses gouvernementales.

La rigueur et les 7,5 Mde d’économie sur trois ans annoncées par le nouveau président d’EDF offrent peu de perspectives optimistes en matière d’emploi malgré les promesses gouvernementales.

Deux mois après son arrivée, le nouveau président d’EDF via son plan Performance et efficience, promet aux salariés rigueur et économie. Annoncés au conseil d’administration, les 7,5 Mde d’économie sur trois ans offrent bien peu de perspectives optimistes en matière d’emploi. La création de 3 500 emplois avait pourtant été promise pendant le conflit qui opposait les fédérations syndicales au gouvernement sur le changement de statut juridique de l’entreprise. Certes, il fallait alors, à grands coups de campagnes médiatiques, endiguer à tout prix l’inquiétude des agents et gagner l’opinion publique, quitte à monter entre eux de toutes pièces une soi-disant opposition.

Quelques mois plus tôt, en janvier 2004, trois fédérations syndicales, dont la FCE-CFDT, avaient aussi paraphé un accord de méthode pour négocier : l’emploi, les compétences, la mobilité et la formation ; les réorganisations ; l’amélioration du dialogue social ; les conditions de travail, les organisations du travail et le temps de travail ; la santé et la sécurité ; les rémunérations enfin. Mais la culture de la négociation ne semble pas acquise à EDF. Car après la signature d’un accord, il y a surtout à mettre en œuvre les engagements pris. Or, aujourd’hui, le bilan reste mitigé. Et tout reste à faire.

Force est de constater que les employeurs peinent à entrer dans un processus contractuel. Pour eux, concertation est plus confortable que politique contractuelle. Elle leur permet la poursuite d’une politique sociale paternaliste et unilatérale.

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