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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Telle est la formule reprise par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, pour sa 4e édition de la Semaine du Développement durable qui aura lieu du 29 mai au 4 juin prochain. Cette semaine sera un prélude à la Journée mondiale de l’Environnement fixée au 5 juin...

Telle est la formule reprise par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, pour sa 4e édition de la Semaine du Développement durable qui aura lieu du 29 mai au 4 juin prochain. Cette semaine sera un prélude à la Journée mondiale de l’Environnement fixée au 5 juin. Mais connaîtra-t-elle le même sort que le cru 2005, passé inaperçu au lendemain du résultat du vote sur le Traité constitutionnel européen ? Ce serait dommage, car le sujet est d’importance et il y a urgence.

On le sait, les ressources terrestres, agricoles ou énergétiques, sont limitées. Pourtant la population mondiale ne cesse d’augmenter. Elle est passée de 900 millions d’individus en 1800 à 6 milliards en 2000. Elle atteindra probablement les 10 milliards en 2100. Aujourd’hui, 20 % de la population mondiale consomment 80 % des ressources naturelles de la planète. Dans ce contexte, il est clair que la stabilité sociale ne peut être gagnée que par un meilleur partage des ressources et des richesses. Ce n’est qu’à ce prix que nous parviendrons à vivre ensemble… dignement.

Dans le même temps, le réchauffement climatique dû pour partie aux activités humaines, est désormais reconnu comme une menace planétaire. Les déchets toxiques, eux, ne cessent de se répandre. L’eau potable devient rare. Elle est souvent polluée. Tout comme les sols. Ces risques potentiels nécessitent de repenser le développement humain. Nous devons envisager de nouvelles voies de croissance qui garantissent à long terme un progrès économique, social et environnemental. C’est là tout le sens du développement durable. Pour les pays industrialisés, il s’agit de maintenir un niveau de développement, en respectant davantage l’environnement. Pour les autres, la croissance doit privilégier un développement qui favorise une convergence, à terme, entre les besoins sociaux et la maîtrise des conséquences écologiques.

Pour cela, tous les acteurs, qu’ils soient politiques, patronaux, syndicaux ou associatifs, doivent œuvrer dans le même sens. Le développement durable s’inscrit dans une perspective de long terme. Il s’oppose à la seule logique du court terme des décideurs gouvernementaux et des décideurs d’entreprise. En tant que syndicalistes, nous devons notamment promouvoir la responsabilité sociale des entreprises, renforcer leur coopération avec les associations de développement durable, et les inciter à investir dans les fonds socialement responsables.

Cette Semaine du Développement durable doit être une occasion pour, collectivement et individuellement, s’engager et modifier nos comportements de façon durable. C’est s’engager ou participer à une association de défense du développement durable. C’est privilégier le commerce équitable et les produits les plus respectueux de l’environnement. C’est encore économiser l’énergie. Là où nous sommes et vivons, nous disposons de nombreux leviers à portée de main pour changer le cours des choses et nous permettre de mieux vivre ensemble.

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