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L’argent public doit servir l’emploi, pas les licenciements.

Laure Lamoureux, secrétaire générale de la FCE-CFDT présente l’édito sur l’argent public. Il doit servir l’Emploi, pas les licenciements. Les Aides Publiques sont indispensables pour investir dans les Compétences et dans l’avenir de notre industrie. Mais elles ne doivent pas être un chèque en blanc ! Elles doivent être transparentes, conditionnées, évaluées et contrôlées. Cette exigence de conditionnalité des aides au maintien de l’emploi est portée par la FCECFDT mais aussi par la CFDT et IndustriAll Europe. Pour la FCECFDT, les entreprises doivent rendre compte de l’utilisation des aides publiques et en informer les représentants des salariés.

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Estelle Delaune, secrétaire fédérale en charge du Pole Transformation de la société s’exprime au nom de la FCE-CFDT sur Octobre Rose

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Des garanties… tout au long de la vie!

Pour de plus en plus de salariés, tout bouge, tout évolue dans le monde du travail

Pour de plus en plus de salariés, tout bouge, tout évolue dans le monde du travail. De nombreuses restructurations ont lieu, les salariés doivent changer de lieu de travail, d’entreprise, de métier, s’approprier de nouvelles technologies. Tout cela crée incertitudes et attentes. La nécessité de sécuriser son parcours professionnel devient vital, surtout pour ceux dans les situations les plus précaires ou qui sont dans, ou au bord, de l’exclusion. Cette question est au centre du débat sur la flexicurité.

Elle l’est aussi dans les négociations qui ont cours entre partenaires sociaux sur la modernisation du marché du travail. Dès le début de ces négociations, la FCE-CFDT avait réaffirmé que le contrat à durée indéterminée devait rester la référence de base. L’accès à un emploi stable doit être la priorité. Le temps de travail partiel doit être choisi, et non contraint. Le recours au contrat à durée déterminée, comme celui à l’intérim, doit être encadré pour en éviter une utilisation abusive.

Quant au patronat, il veut à la fois une plus grande sécurité juridique et une plus grande souplesse dans la politique de l’emploi, notamment pour se séparer des salariés. Il veut également privilégier la relation directe entre l’entreprise et le salarié, au détriment des garanties collectives. Cela favorise la logique du gré à gré lors de l’embauche et de la séparation du salarié.

Pour la FCE, c’est une toute autre approche qu’il faut développer. La priorité est l’obtention de nouvelles garanties liées au salarié. Des garanties, comme la prévoyance, la formation, la reconnaissance des compétences, l’épargne salariale, l’accès facilité au crédit et au logement, que le salarié doit conserver tout au long de sa carrière même lorsqu’il change d’entreprise. Il s’agit aussi de développer des dispositifs préventifs et de favoriser une réelle gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, non détournée de sa vocation d’anticipation. Ou encore de maintenir les seniors dans l’emploi, tout en valorisant leur expérience. Les salariés doivent pouvoir choisir et orienter leur évolution professionnelle. La formation qualifiante doit les aider à développer leurs compétences et leurs qualifications. Cela nécessite un dispositif d’accompagnement spécifique. Dans le même temps, il faut renforcer l’indemnisation et l’accompagnement des demandeurs d’emploi, par un suivi personnalisé pour chacun.

Tout cela passe nécessairement par la réussite des négociations en cours, réussite qui implique un changement culturel de tous les acteurs. Ces questions seront abordées lors de notre prochain congrès fédéral. Ce sera l’occasion de débattre sur ces thèmes et de retenir des initiatives pour les prochains mois.

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